Transition énergétique Québec

Mythes et réalités

Les véhicules électriques n’offrent pas une autonomie suffisante.

MYTHE ET RÉALITÉ

La grande majorité des Québécois parcourent moins de 60 kilomètres par jour pour se déplacer de la maison au travail. Actuellement, la plupart des véhicules électriques offrent une autonomie supérieure à 100 kilomètres, ce qui répond amplement aux besoins des déplacements journaliers.

Il est également à noter que l’autonomie varie fortement en fonction du comportement au volant, et qu’avec une conduite adaptée au véhicule électrique, un automobiliste pourra optimiser l’efficacité de la batterie et parcourir de plus longs trajets.

Plusieurs constructeurs automobiles ont annoncé que les prochains modèles auront une autonomie supérieure de 25 % à l’autonomie actuelle et que d’ici deux ou trois ans, plusieurs modèles offriront une autonomie de plus de 350 kilomètres.

Les véhicules électriques sont beaucoup plus chers que les véhicules à essence.

RÉALITÉ

Les véhicules électriques sont actuellement quelques milliers de dollars plus chers que des véhicules à essence de même catégorie. Par contre, les coûts d’entretien sont moins élevés et les dépenses reliées à la consommation d’énergie sont de 8 à 10 fois moindres. Aussi, au Québec, les acheteurs ont accès à un rabais à l’achat pouvant atteindre 8 000 $, ce qui rend les véhicules électriques plus accessibles.

La différence de prix sera comblée en quelques années par les économies réalisées par la diminution des dépenses d’énergie et d’entretien (de trois à six ans, selon le kilométrage annuel). Dans les prochaines années, le prix des véhicules électriques devrait diminuer en raison de la diminution des coûts de production des batteries.

Les batteries des véhicules électriques sont moins efficaces par temps froid.

RÉALITÉ

Le froid a une incidence sur l’autonomie des batteries, qui peut diminuer de 20 à 30 % selon la température. Plus il fait froid, plus l’autonomie sera réduite, d’autant plus avec l’utilisation du système de chauffage qui peut, à lui seul, consommer près du tiers de l’autonomie des batteries. Cependant, en prenant des précautions par temps très froid, comme le préchauffage et le branchement du véhicule dès qu’il est à l’arrêt, l’autonomie d’un véhicule électrique en hiver sera optimisée.

Les véhicules électriques commencent généralement leur journée avec une batterie à pleine charge et présentent l’avantage d’avoir de l’air chaud disponible immédiatement. De plus, même en période hivernale, les véhicules électriques sur le marché ont une autonomie suffisante pour répondre aux besoins de déplacement journaliers entre la résidence et le lieu de travail de la majorité des Québécois, qui s’élèvent à 45 kilomètres en moyenne.

Le froid n’est pas le seul facteur qui a une influence sur l’autonomie des batteries. Les conditions d’utilisation (autoroute ou ville) et les habitudes de conduite (intensité des accélérations, vitesse, etc.) contribuent grandement aux performances énergétiques des véhicules électriques. Pour un usage optimal du véhicule électrique, le conducteur devra modifier ses habitudes, et ce, tant en hiver qu’en été.

Les véhicules électriques ont un impact environnemental plus important que les véhicules à essence.

MYTHE ET RÉALITÉ

L’analyse du cycle de vie complet d’un véhicule électrique utilisé dans un contexte québécois indique que ses impacts environnementaux sont moins importants que ceux du véhicule à essence, et ce, malgré un bilan environnemental supérieur lors de sa fabrication. 

En effet, selon une étude1 du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre. (CIRAIG) réalisée en 2016, le bilan environnemental des véhicules électriques utilisés au Québec, en comparaison avec les véhicules traditionnels, s’avère positif pour quatre des cinq critères étudiés (impacts inférieurs de 29 % à 80 %) :

  • santé humaine;
  • qualité des écosystèmes;
  • changements climatiques;
  • épuisement des ressources fossiles.

Seul le critère qui porte sur l’épuisement des ressources minérales affiche un bilan négatif (+25 %) pour un véhicule électrique par rapport à un véhicule à essence.

Grâce à l’hydroélectricité québécoise, qui figure parmi les énergies les plus propres au monde, un véhicule électrique émettra 65 % moins de GES sur 150 000 km et 80 % moins de GES sur 300 000 km qu’un véhicule traditionnel.

Il faut noter que le type d’approvisionnement utilisé pour la recharge du véhicule électrique aura un effet significatif sur son impact environnemental. Tel qu’il est illustré dans le complément2 de l’étude du CIRAIG, les pays qui utilisent des énergies fossiles pour produire l’électricité influenceront nécessairement le bilan environnemental des véhicules électriques utilisés sur leur territoire.

Sources

1 Rapport technique - Analyse du cycle de vie comparative des impacts environnementaux potentiels du véhicule électrique et du véhicule conventionnel dans un contexte d’utilisation québécois Ce lien ouvre dans une nouvelle fenêtre., avril 2016 - Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG)

2 Addenda au rapport technique This link will open in a new window., mars 2016 - Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG)

Les batteries des véhicules électriques ne sont pas recyclables, donc très polluantes.

MYTHE

Les batteries des véhicules électriques ont une durée de vie moyenne de 10 ans. Après 10 ans, elles auront perdu de leur efficacité pour être utilisées dans les véhicules, mais elles pourront par contre servir à d’autres applications. Des entreprises travaillent à développer de nouvelles utilisations pour les batteries des véhicules électriques afin de leur donner une seconde vie, comme servir d’unités de stockage d’énergie fixes.

Aussi, plusieurs entreprises de recyclage de batteries existent à travers le monde et la majeure partie des composantes (métaux, plastiques, etc.) des batteries des véhicules électriques est récupérée et réutilisée.

La capacité du réseau d’Hydro-Québec ne suffira pas à la demande, notamment dans les périodes de pointe.

MYTHE

Actuellement, Hydro-Québec dispose d’un réseau de distribution pouvant répondre à la demande en recharge d’un million de véhicules électriques, soit l’équivalent de 20 % du parc automobile du Québec, et ce, quelle que soit la période de la journée et de l’année.

Le réseau de distribution d’Hydro-Québec est conçu pour répondre aux besoins hivernaux, notamment en situation exceptionnelle de pointe, qui dure quelques heures et pendant laquelle on observe une augmentation des besoins en énergie des résidences chauffées à l’électricité. Or, comparativement à ces besoins de chauffage, la consommation liée à la recharge d’un véhicule électrique a un effet minime sur la demande.

La consommation d’électricité produite au Québec pour alimenter le parc automobile permet de réduire notre dépendance au pétrole importé et contribue à la vitalité économique du Québec.

Seules les personnes qui disposent d’un garage fermé peuvent installer une borne de recharge de 240 volts.

MYTHE

La plupart des bornes de recharge vendues sur le marché peuvent être installées à l’intérieur comme à l’extérieur puisqu’elles sont conçues pour résister aux intempéries (chaud, froid, pluie, neige, verglas, vents, etc.). Toutefois, il est important que l’installation soit effectuée par un maître électricien. Les propriétaires d'un véhicule entièrement électrique ou d'un véhicule électrique hybride rechargeable peuvent obtenir un soutien financier pour acheter et installer une borne de recharge de 240 volts à domicile. Pour plus de détails concernant l’installation d’une borne de recharge à domicile, consultez les pages du programme Roulez vert.